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Késako faire du troc?

publié le 30 nov. 2014 à 09:18 par stephanie Akre   [ mis à jour le·1 sept. 2016 à 22:00 par Thomas Gaudy ]
J'ai participé à une activité organisée par la SOCENV (la société environmentale de Côte-des-Neiges) sur le troc à l'occasion de la journée sans achat. Il se trouvait que la journée tombait le jour du fameux «Black Friday»... Quoi de mieux pour démarrer une réflexion sur la décroissance, la simplicité volontaire et les initiatives communautaires durables luttant contre l'isolement et la pauvreté. 

Personnellement, j'aime appliquer «la règle d'une année». À savoir: si je n'utilise plus un objet pendant plus d'un an, je dois décider de ce que je souhaite en faire, en essayant d'appliquer un autre règle chère à mes yeux, «les trois R»: Réduire, Réutiliser et Recycler. En partant de ces postulats, j'ai rassemblé des bijoux que je ne mettais plus, des bonnets et écharpes dont je m'étais lassées et deux-trois polars lus et que je ne souhaitais pas garder dans ma bibliothèque et je suis partie en métro pour les locaux de la SOCENV. 

L'activité était prévue durant l'aprés-midi. Le public était confidentiel cependant, j'ai pu troquer mes bijoux et mes vêtements d'hiver contre un livre, deux paires de chaussettes neuves, un système de freins de vélo, une saccoche qui s'accroche à l'arrière de la selle du vélo et deux réflecteurs avant/arrière pour augmenter la sécurité lors des ballades en vélo. On n'est jamais trop prudent lorsqu'on circule à vélo à Montréal! 

C'était tout un nouvel exercice de discuter avec la personne avec qui je souhaitais faire mes échanges. Finalement, ça s'est trés bien passé, nous avons décidé ensemble de la valeur de nos objets et nous avons procédé à la transaction. je me suis bien amusée et j'étais à la fois heureuse de repartir avec de nouvelles choses utiles et d'offrir une nouvelle vie à mes affaires plutôt que de les jeter!

  


Dans le courant de l'aprés-midi, Charles Mercier, le directeur de la SOCENV a présenté un excellent exposé sur le réseau d'accorderies au Québec

Ce n'était pas la première fois que j'entendais parler d'un système d'échanges de services entre particuliers sans circulation d'argent mais j'ai été séduite par cette initiative toute particulière! Il existe au Québec, depuis 2002, un douzaine d'Accorderie. Elles sont toutes basées sur un système d'échange de services entre personnes et font la promotion de la coopération. 

Dans la région de Montréal, on en dénombre trois: Montréal Nord, Mercier-Hochelaga-M. et Longueil. Il est conseillé de participer à une réunion d'information pour bien comprendre la démarche pour pouvoir y adhérer en étant prêt(e) à s'y investir pleinement. En effet, le système fonctionne sur le partage, l'entraide et la confiance! 

Cerise sur le gâteau, l'échange de services est aussi possible avec le système d'accorderie en France! J'aime internet quand cela permet de réaliser des ponts entre deux volontés tournées vers le même but: sortir du système de consommation stérile pour devenir «consomm'acteurs-consomm'actrices». 

Je vous encourage à faire un tour sur les sites internet des Accorderies du Québec et des Accorderies de France. Qui sait? Peut-être germera en vous l'envie de démarrer une accorderie dans votre région ou votre quartier...  

Encore merci à la SOCENV de proposer des activités à la fois récréatives et éducatives!!!  

Stéphanie Akré.